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LA VILLE

   
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  H I S T O I R E   D U   T H I L L O T :

Le Thillot, son passé, son avenir, 

Le Thillot est au confluent des deux vallées glaciaires de la Moselle et du Ménil. Jadis carrefour de voies romaines, ce chef-lieu de canton de la Haute-Moselle, de 4 029 habitants, est traversé sur toute sa longueur par l'axe Bénélux-Bâle, devenu voie européenne E512, que coupe la RD486 reliant la Franche-Comté aux Hautes-Vosges, par où transitent en moyenne 14 000 véhicules par jour.

Le nom de la cité viendrait d'un tilleul sous lequel, au XIVème siècle, Guillaume de Montbisy, qui y avait des terres, aurait rendu la justice (cliquez ici pour en savoir plus). C'est d'ailleurs cet arbre qui est symbolisé au centre des armoiries de la ville et qui expliquerait que, pendant trente-quatre ans, le cachet à date du bureau de recette local mentionnait "Le Thillot".

Ravagée plusieurs fois au cours des guerres du XVIIème siècle par des troupes de passage de toutes nationalités, le village alors lieu-dit de la Commune de Ramonchamp, fut pratiquement entièrement brûlé, lors du violent incendie du 7 juillet 1834 qui détruisit quarante deux maisons sur quarante huit et fut attribué aux vices de construction des fours et cheminées et à leur entretien défectueux.

En fait, la Commune, en tant que telle, d'une superficie de 1 479 ha, doit sa création au décret du 30 juin 1860 du Ministère de l'Intérieur, mettant un terme à onze années de tractations et de débats animés au sein du Conseil Municipal de Ramonchamp.

Commence alors son véritable essor, favorisé après 1870, par l'exode des industriels cotonniers alsaciens. Filatures et tissages se multiplient. L'industrie du textile assure la majorité des emplois et suscite la création d'industries annexes et le développement d'une tannerie. Si cette activité industrielle entraîne aussi le développement du secteur commercial et de service, favorisé par la position de carrefour qu'occupe la ville et par là une forte augmentation de la population, elle occasionne en revanche une diminution du secteur agricole qui pratique "l'exode sur place".

Si la première guerre mondiale voit 177 de ses enfants tomber au champ d'honneur, le bilan des destructions opérées pendant le deuxième guerre mondiale est très impressionnant : 17 immeubles dont l'Hôtel de Ville furent détruits en juin 1940, 27 logements le furent totalement et 380 gravement, fin novembre 1944.

La Ville, libérée par le Corps Franc Pommiès et le Groupement Guillaume de la 3ème D.I.A. de la 1ère armée, obtient la Croix de Guerre avec étoile de vermeil, distinction qui lui est remise le 27 juin 1948 par le Maréchal de Lattre en témoignage du lourd tribu payé lors de la guerre 39/45 et qui figure au bas des armoiries de la Ville.

Frappé de plein fouet par la crise du textile, provoquée après deux chocs pétroliers successifs puis la récession, l'industrie qui s'est en partie reconvertie et diversifiée représente actuellement 70% de l'activité où le commerce et le tourisme surtout prennent de plus en plus leurs parts.

Car Le Thillot, avec la découverte d'un patrimoine archéologique minier unique, dû aux recherches de la S.E.S.A.M. possède un potentiel touristique que la Commune, maître d'ouvrage, rend accessible à tous avec le soutien financier de la Région, de la D.R.A.C., du F.I.D.A.R., du Parc des Ballons et du Conseil Général des Vosges. Ces vestiges miniers correspondent à l'exploitation, dès le XVIème siècle, de gisements de cuivre par les Ducs de Lorraine, et pour la première fois en Europe, de manière industrielle, de la poudre noire.

Ce site a la chance de posséder un important réseau souterrain facile à rendre visitable, du mobilier archéologique exceptionnel, des haldes magnifiques et des vestiges uniques de l'aménagement hydraulique des galeries (pour en savoir plus, cliquez ici).

La mise en valeur de ce patrimoine classé "monument historique" qui s'appuie sur l'aménagement du site proprement dit et la création d'une structure d'accueil dans l'ancienne gare S.N.C.F., dynamise le commerce à travers un produit touristique qui intéresse la population régionale, les groupes de toutes sortes, les scolaires et les initiés.

Il ne fait aucun doute que l'équipe municipale mise valablement sur un avenir rayonnant de la cité.

Paul SELLIER (18/10/1994)

 

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