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L'histoire
des mines de la Haute Vallée de la Moselle
D'après
les sources écrites et archéologiques, l'histoire des mines de
la Haute Vallée de la Moselle commence en 1550, à l'époque ou
les autres mines du massif vosgien connaissent une baisse de
production.
L'exploitation
des filons d'argent a commencé à Bussang et à Fresse, puis
s'est élargie, avec plus de vingt autres mines ouvertes en
quelques années. Une fonderie est même ouverte à St-Maurice
en 1560, a proximité des grandes forêts qui permettent la
production de charbon de bois, nécessaire à la fonte des
minerais.
L'exploitation
des mines d'argent est déjà sur le déclin lorsque Montaigne,
sur le chemin de l'Italie, visite l'une des mines de Bussang en
1580.
La
production du cuivre, commencée en 1560, prend alors un essor
remarquable. Des mines sont ouvertes en grand nombre sur le
territoire du Thillot, sur le flanc nord de la Tête du Midi.
Ces mines sont identifiées par des noms tels que Porche ou
Montagne Saint-Philippe, Saint-Nicolas du Saultel, Sainte-Barbe,
Sainte-Anne du Rosselot, Saint-François, ... Certaines
connaissent un développement important.
Par
leur travail d'extraction des roches et des minerais, les
mineurs ont constamment modifié le paysage en bouleversant la
surface par des excavations et par des accumulations de roches
dépourvues de minerai, mais également par la création de
chemins, par le déboisement et par le choix de peuplement
forestier propre à faire du charbon, par le détournement de la
circulation de l'eau, la création d'étangs et de canalisations
... 
Sur
ce versant de la montagne, ils ont construit des machines
hydrauliques pour épuiser l'eau du fond des mines, les
installations de tri, de concassage et de lavage des minerais
ainsi que les forges, grâce auxquelles les mareschalz
forgeaient plus de 100 000 pointerolles par an.
Toutes
ces activités ont laissé des traces inscrites dans le terrain.
Par chance, au Thillot, ce paysage minier a été conservé.
Certains hommes qui ont travaillé dans ces mines ont habité au
hameau des mines. Il s'agissait de professionnels regroupés
dans une communauté forte de ses privilèges. Les études
historiques et archéologiques récentes permettent maintenant
de décrire en grande partie leur société et leur travail.
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